’ ’Pauvreté multidimensionnelle" : les pouvoirs publics appelés au secours de certaines régions

  • Source: : APS | Le 07 février, 2017 à 22:02:34 | Lu 943 fois | 0 Commentaires
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’ ’Pauvreté multidimensionnelle" : les pouvoirs publics appelés au secours de certaines régions

Les pouvoirs publics doivent travailler à l’amélioration des conditions de vie des populations en vue d’inverser "la tendance révélée par les indices de pauvreté multidimensionnelle" dans certaines régions du Sénégal dont Fatick, a estimé mardi, l’expert Saliou Mbengue de l’Observatoire de la pauvreté et des conditions de vie (OPCV).

La "pauvreté multidimensionnelle’’ est liée à ’’des privations’’, quant à la pauvreté monétaire,elle fait référence à des seuils de dépenses ou de revenus en milieu urbain ou rural, a expliqué l’expert de l’OPCV, une structure de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

M. Mbengue s’exprimait au terme d’un comité régional de développement (CRD) consacré aux consultations régionales pour l’élaboration de l’Indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM).

Ces consultations permettent d’échanger avec les acteurs locaux à la base qui s’occupent des questions de pauvreté sur des paramètres devant servir à l’élaboration de l’Indice de pauvreté multidimensionnelle, apprend-on.

Cette perspective s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), nouveau paradigme édicté par les Nations unies et fondé sur la durabilité des actions et l’inclusion de l’ensemble des acteurs et parties prenantes.

Selon Saliou Mbengue, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) a initié sur cette base un processus de production d’un Indice de la pauvreté multidimensionnelle (IPM) au Sénégal, avec la participation de structures sectorielles-clés, compte tenu de la portée de cet indice dans le suivi et la mesure de l’impact des politiques publiques.

Il explique que cet indice concerne "des dimensions [secteurs de développement] à intégrer pour pouvoir mesurer et caractériser la pauvreté", avec la possibilité de mesurer l’impact des privations.

"On identifie le nombre de privations que la personne accumule maintenant et sur la base de ce nombre, il y a un seuil normatif que la société va fixer", a précisé l’expert de l’Observatoire de la pauvreté et des conditions de vie.

Ainsi, suivant la simulation réalisée par l’OPCV, les régions classées dans le premier niveau sont les mieux lotis et les conditions de vie y sont meilleures (accès à l’eau, à l’électricité, à l’emploi, à l’éducation et à la santé). "Cette situation est notée dans les régions où l’urbanisation est très élevée", a-t-il indiqué.

Il y a un deuxième niveau où les conditions de vie ne sont pas selon lui très favorables, situation dans laquelle se trouvent des régions comme Fatick, Kaffrine et Diourbel. 

"Il y a un troisième groupe", qui concerne "surtout des régions périphériques comme les régions du sud-est, de la Casamance, du nord comme Matam", a poursuivi l’expert.

"On a constaté que c’est la dimension condition de vie qui tire le plus la pauvreté dans la région de Fatick. Dans cette dimension, il y a des éléments de confort, l’accès à l’eau, à l’électricité, aux routes, aux transports", a relevé Saliou Mbengue.

De son point de vue, l’Etat et les collectivités locales "doivent mettre le focus" sur ces dimensions "pour améliorer les conditions de vie des populations". 

"Si on veut changer ou inverser la tendance à Fatick et en particulier dans le milieu rural, il faut mettre l’accent" sur l’accès à l’eau, à l’électricité et les éléments de confort, a-t-il plaidé.


Auteur: Aps - APS






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