Côte d'Ivoire : accord accepté, retour des soldats mutins en caserne

  • Source: : Seneweb.com | Le 16 mai, 2017 à 11:05:28 | Lu 3815 fois | 15 Commentaires
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Côte d'Ivoire : accord accepté, retour des soldats mutins en caserne

Les soldats mutins qui ont semé le trouble en Côte d'Ivoire pendant quatre jours ont accepté mardi l'accord annoncé par le gouvernement et accepté de rentrer dans leurs casernes, permettant à la vie de reprendre son cours dans les deux principales villes du pays, Abidjan et Bouaké. 

"On a trouvé un terrain d'entente. On va retourner en caserne. C'est terminé", a affirmé à l'AFP le sergent Cissé Fousseni, un des porte-parole du mouvement à Bouaké (centre), coeur du mouvement de mutinerie.

Un autre porte-parole mutin, le sergent Sidick, a ajouté que l'accord était "secret défense". Mais dans l'entourage des mutins, on indiquait qu'ils avaient obtenu la pleine satisfaction de leurs revendications avec le paiement de 5 millions de FCFA (7.500 euros) payés tout de suite et 2 millions en juin.

Lundi soir, le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi avait annoncé avoir trouvé "un accord", mais sans en préciser les modalités.

Fidèle à sa ligne de conduite depuis le début d'année, le gouvernement ne devrait pas communiquer sur le contenu de l'accord qui porte sur le paiement de reliquats des primes promises après les premières mutineries de janvier.

"On est contents, ça fait cinq jours qu'on ne dort pas", a poursuivi le sergent Sidick. "Les mutineries, nous même on n'en veut plus. Les mutineries, ça s'arrête là. Mais on n'avait pas le choix pour se faire entendre". 

"On a eu ce qu'on voulait. Point final!", a ajouté un autre mutin. 

À Bouaké, les mutins ont abandonné le corridor sud d'entrée de la ville aux policiers qu'ils avaient chassés vendredi. 

"Ils nous passent le relais avec bon coeur", assure le policier Eugène Koffi, en maniant la herse d'entrée. "On va tenir le corridor comme avant. La sécurité va revenir comme avant".

La population souffre

À Abidjan, le quartier des affaires du Plateau était encore loin d'avoir retrouvé son activité habituelle. Beaucoup d'employés et de travailleurs étaient restés à la maison comme le leur avait conseillé leurs employeurs avant l'annonce d'un accord. Les banques ont toutefois décidé de rouvrir à la mi-journée.

À Bouaké, la vie reprenait aussi, la plupart des boutiques étaient ouvertes et les grands axes étaient pleins de monde, contrastant avec le désert des jours précédents. 

"C'est une joie pour les populations", affirme Billy Kouassi Kouassi, fermier qui tempérait toutefois ses propos. "Mais ça devient une habitude (les mutineries). On ne peut pas rester dans ça éternellement". 

"Les mutins ont raison. Il fallait les payer. Il y a une erreur de faite mais il fallait s'asseoir en catimini et faire croire qu'on leur donnait 100.000 (150 euros). Mais, là, 7 millions, au vu du peuple qui est en train de souffrir..."

Cyril Guedé, étudiant, était lui aussi réservé. Satisfait de la fin de la mutinerie, il soulignait toutefois: "Ils (mutins) disent que c'est fini et après ils reviennent. Eux, ils sont à l'aise, ils sont en paix, ils mangent, mais la population souffre énormément".

"Le décaissement (de l'argent) va engendrer d'autres grèves, dans la fonction publique, le reste de l'armée, les gendarmes..." estime-t-il. 

Cette nouvelle série de mutineries de militaires avait éclaté vendredi au lendemain d'une cérémonie télévisée où un représentant de soldats avait annoncé renoncer aux revendications financières, en présence du président Alassane Ouattara. 

Loin d'apaiser la situation, cette cérémonie avait déclenché un nouveau mouvement d'humeur dans ce pays d'Afrique de l'Ouest durement touché par l'effondrement des cours du cacao, vital pour son économie.

Les mutins sont essentiellement environ 8.400 anciens rebelles ayant soutenu M. Ouattara pendant la crise électorale de 2010-2011 et qui ont ensuite été intégrés à l'armée. 

Lors d'un premier soulèvement en janvier, ils avaient exigé un total de 12 millions de FCFA et en avait perçu 5, le reste devant être payé en mai.


Auteur: Par Patrick FORT à Bouaké, Christophe Koffi à Abidjan - AFP - Seneweb.com






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Commentaire (5)


Anonyme En Mai, 2017 (12:49 PM) 0 FansN°: 1
LE GOUVERNEMENT DE LA CÔTE D'IVOIRE DOIT PRENDRE DE SÉRIEUSES MESURES DE DÉSARMEMENT DES TROUPES ET METTRE UN DISPOSITIF DE CONTRÔLE DE L'ARMEMENT ET DES MUNITIONS. IL EST INCONCEVABLE QUE DES MILITAIRES PUISSENT DISPOSER EN PERMANENCE DES ARMES DE GUERRE AVEC LA POSSIBILITÉ D'EN USER À LEUR GUIDE, QUITTE À ÊTRE UNE MENACE POUR LA RÉPUBLIQUE. C'EST INCONCEVABLE.
Reply_author En Mai, 2017 (15:28 PM) 0 FansN°: 1
merci à l'armée nationale du sénégal pour votre bravoure et discipline
Reply_author En Mai, 2017 (16:41 PM) 0 FansN°: 2
j'y vois rien
Anonyme En Mai, 2017 (12:57 PM) 0 FansN°: 2
La réalité est que si vous prenez la carte de l'Afrique de l'Ouest et en sortez le Sénégal et le Cap Vert et peut être le Bénin (?), tous les autres pays, tous sont passés par des régimes militaires. C'est une culture de la violence ethnique, réligieuse, avec des armées peu républicaines. Nous n'y pouvons rien, c'est dans leur culture!
Reply_author En Mai, 2017 (13:13 PM) 0 FansN°: 1
il faut identifier les têtes de files des mutins et commencer la purge c'est la seule solution durable. ils ont pris conscience de leur force.cette fois c'est les primes prochainement se sera carrément le pouvoir.
Reply_author En Mai, 2017 (13:32 PM) 0 FansN°: 2
general kerekou
Anonyme En Mai, 2017 (13:11 PM) 0 FansN°: 3
C'est triste l’éléphant est en voie de disparition et Soro n'est pas totalement innocent de tout ça
Pape En Mai, 2017 (15:12 PM) 0 FansN°: 1
tu as vraiemnt une cervelle creuvée.renseigne toi
Anonyme En Mai, 2017 (13:21 PM) 0 FansN°: 4
Ils vont refaire encore leur coup et demander plus.



Leur motivation est autre chose que l'argent

Pape En Mai, 2017 (15:14 PM) 0 FansN°: 1
Anonyme En Mai, 2017 (16:16 PM) 0 FansN°: 5
Il faut discipliner cette armee de mercenaires...C le Resultat quand on integre des anciens rebelles dans l'armee...: :frustre:  :frustre:  :frustre: 
Reply_author En Mai, 2017 (16:48 PM) 0 FansN°: 1
moi, je veux que l on medifie, " il s agit d une somme globale de 12millions pour
l ensemble des mutins, ou 12millions pour chacun ?
Reply_author En Mai, 2017 (18:12 PM) 0 FansN°: 2
chacun mon général sénégalais, on parle de plus de 50 milliards (des cacachuetes pour la cote d'ivoire en réalité...)
Bravo En Mai, 2017 (09:01 AM) 0 FansN°: 1
la qualité commence par dire ce l' on fait et faire ce l' on dit et c' est çà le sérieux.

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