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La grande Dame d'à côté!

Posté par: Alassane Niang| Lundi 07 novembre, 2016 01:11  | Consulté 924 fois  |  0 Réactions  |   

 

En la voyant, le matin sortir de la boutique de Ba avec une miche de pain, de petits sachets de laits de 25 frs et un sachet de sucre, l' air soulagée, elle me laissa ce sourire de bonheur et me taquina après longues salamalecs et de prières pour me souhaiter une bonne journée. Ce sourire, qu'elle me laissa, était le plus beau cadeau que l'on puisse m'offrir aux premiers instants d'une aube brumeuse, de son visage angélique que les rides commençaient à décorer d'une manière timide, marqué d'une bonté flagrante, la noblesse, cette assurance réussit à me troubler surtout si je me souvenais d'hier nuit des souffrances qu'elle a pu vivre. Elle qui avait un mari licencié de son travail, il a fini par sombrer dans l'alcoolisme du fait surtout qu'il n'a pas pensé à investir pour assurer l'avenir de ces deux gosses, un garçon de 15 ans et une fille de 12 ans, il a préféré écumer les boites de Dakar entre les Penda Dakar qu'il entretenait à coups de billets et un statut de Samba Allar qu'il assumait dans le quartier alors que sa famille peinait à assurer les 3 repas quotidiens. Le voilà maintenant, fauché comme un rat.On l'appel le rat des bars, bourré incapable de se tenir sur les pieds, les videurs le laissaient coucher près de la porte et c'est Madame Ndiaye comme souvent qui venait le chercher, arrivaient à la maison, il le battait en retour, l'insultait, criait sur les enfants, faisant sortir de sa bouche les abominables mots.Moi ,le voisin à coté qui entendait souvent les pleurs des enfants terrorisés, je me disais, qu'est-ce qu'il entend pour la quitter ? Cette question m'avait toujours taraudé l'esprit, je n'avais jamais compris cela d'autant plus qu'il lui arrivait souvent de crier haut et fort alors qu'il était soûl" je te répudie,fassénala ! "Elle ne disait rien et continuer à s'occuper de lui. Elle a pourtant bravé toutes les menaces, évitée les ragots de ces meilleures amies et se mettre à dos sa famille pour donner sa vie à ce Monsieur. Ces problèmes, ces incertitudes et cette mère confidente à qui parfois, elle posait sa tête dans son épaule pour lui donner la force de continuer n'est plus là, elle était seule, souvent, j'entends des sanglots saccadées, d'une voix poignante telle un couteau qui transperce une vie, elle pleurait et de mon mur, les lamentations semblent se sentir. De ces pleurs, elle sortait de la chambre comme si rien était, toute souriante, ragaillardie comme si les pleurs lui donnaient la force de continuer et c'est là que j'ai su que cette dame est brave, et à travers elle, je rends hommage à ces belles-dames qui endurent en sourdines, gardant leur dignité, luttant et se sacrifiant pour ceux qu'ils ont de plus beau, leurs familles.

 L'auteur  Alassane Niang
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Alassane Niang
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